Ceci est un essai.
A consulter bien des blogs, on se demande quelle
urticaire peut pousser un quidam à glisser sa frêle coquille au milieu de ces
géants.
Ce ne peut être en tous cas ici prétention ou
expression d'une quelconque certitude. Disons le tout net, c'est le choix d'une
contrainte qui, fût-elle modeste, pourrait, on l'espère, pousser à formuler un
peu de pensée. Tant il est difficile de se trouver le courage nécessaire à
l'écriture, aussi mince soit-elle. On écrira, si l'on y arrive, pour soi, en
propre, et on se satisfera, si quelqu'un se penche sur notre épaule, à faire
partager des impressions, des points de vue, des lectures. Ce serait déjà
beaucoup.
On pensera bien sûr que c'est du bien pâle décalque de
celui qui précisait à son lecteur qu'il n'avait d'autre fin "que
domestique et privée." Mais on peut partager sans fausse honte une
intention et une méthode, même illustrée par un maître[1].
Ce que ce peut permettre aussi cette obligation de
coucher sur le papier, c'est de limiter l'expression de sottises que l'on est
trop enclin a exprimer dans l'échange oral ou plus facilement encore dans le
grouillement du for intérieur.
Dans ces pages, les sujets de préoccupation seront celles du menu peuple
"jente xumea". Ils manqueront, sans le moindre doute, d'élévation et
seront marquées par l'état de culture du rédacteur, médiocre.
Afficher d'emblée quels appuis seront pris dans l'écriture était une
tentation naturelle. On a cependant jugé
plus prudent de se laisser le temps, si celui-ci est donné, de préciser quels
jalons et références importent dans l'écriture.
Disons seulement que ce rédacteur, wascon, verrait bien un avenir (re) dessinant
sur la carte de l'Europe un Euskal herri plus vaste que le réduit des sept
provinces, sous la protection de l'aigle de la Navarre.
[1]
On me glisse - avec raison - que le geste le plus modeste et le plus prudent
aurait été de faire mine de ne pas s'aviser du rapprochement
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