dimanche 23 mars 2014

BAIONA 2014



Le PS et ses acolytes[1], au moins les plus proches (ce qui reste du P.‟C.″F., notamment) se caractérisent par un projet et ce projet, cet objectif[2] est démesuré, dément : il mêle un progressisme aveugle, obscurantiste (à contrario de ce que leurs soi-disant maîtres ont jadis professé), à l’exaltation de la francité la plus impériale.

Les sectateurs du PS et ses notables sont d’abord et simplement des gestionnaires du capitalisme. En cela, ils ne différent pas de ceux qu’on nomme la droite, à l’exception notable que, chez eux, cette gestion est dynamique, effrénée ; elle entraîne toujours plus de destruction - du présent, du passé, de la nature, de la convivialité humaine -, plus que chez leurs concurrents (et non adversaires). Avec eux, on peut être assuré qu’il se trouvera toujours plus de consumérisme, de productivisme, d’inhumanité[3].
Le 2e volet de leur folle entreprise tend à perdre de sa validité aujourd’hui, en France même, l’objectif de mise au pas des autochtones par écrasement ayant été mené à bien : c’est le projet ‟impérialo-nationaliste″. On voit bien en effet que, comme la droite, ce qui meut le PS aujourd’hui, c’est bien le désir empressé de faire allégeance à l’élite mondialisée, dont font partie d’ailleurs leurs dirigeants, énarques ou ‟énarchisés″. 
Au pays basque, en revanche, ce sont les vieux réflexes de l’empire français qui s’expriment devant l’existence du peuple basque : celui-ci qui reste une espèce de taie dans leur vision lisse d’un état sans indigènes : comme Barcina en Navarre, c’est le racisme le plus simpliste et la haine du « premier occupant » qu’exprime le PS, modèle petit bourgeois qui ne supporte pas qu’on touche à ce qu’il juge sa propriété[4].

Productiviste, hostile ou traître au projet des lumières, rien moins que démocrate, impérial (même pas républicain, ni même respectueux de l’état de droit), le PS, quand il domine, c’est celui qu’on a le devoir de combattre, si l’on est écologiste ou socialiste, et avec qui une alliance serait contre nature.
La droite arlequin est moins cohérente, plus pragmatique, au sens le plus médiocre du terme. Elle n’a pas les ambitions (sauf une partie du RPR clone de ses frères de sang du PS pour ce qui de l’écrasement de l’infâme (le basque)). Sans avoir la claire vison des catastrophes à venir (contrairement à certains au PS ) elle conduit au même avenir et gère le même présent. Cependant, avec elle, sans enthousiasme, il peut y avoir alliance de circonstance sur un projet minimal. Dans une ville comme Bayonne, sur un programme et notamment sur le pays et la langue basque, on peut administrer un certain nombre de changements que la plupart des bayonnais[5] apprécieront.

Sachant que Le PS c’est la droite plus le mensonge avec ici, en sus, la détermination à nettoyer ethniquement le pays basque de ses basques, sachant que, en toute hypothèse, la France c’est simplement une république bananière dirigée par le MEDEF, ici, au pays basque, on peut s’accorder à prévenir le pire, la prise des manettes par le P‟S″F.



[1] Quand j’utilise ce terme, je suis évidemment injuste car beaucoup d’entre eux sont trompés ou se laissent aveugler par les frontières simplistes et le passé proche. D’autres, c’est à vrai dire peu glorieux, se laissent séduire par l’argent et les places avec plus ou moins de faiblesse et de rouerie.
Pour les écologistes qui se sont laissés entraîner dans cette folie d’alliance, il s’agit purement et simplement d’un non-sens et de la négation de leur être.
[2] ancien très ancien, qui détourne, trahit et contrefait la philosophie des lumières et le message même des lumières
[3] Là encore, il conviendrait de nuancer. On trouverait facilement du cœur, de la culture et de la raison chez tel ou tel et le catalogue de leurs actions n’est pas tout entier noir ... encore que. Des principes faux peuvent-ils produire beaucoup plus que des effets détestables.
[4] Le plus proche homme politique des Etcheto et consorts, c’est encore Yolanda BARCINA et ses obsessions anti-basques.

[5]Y compris de gauche à l’exception des jacobins fanatiques (moins nombreux assurément que ceux qui votent pour eux pour d’autres motifs que la haine du basque)

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